à partir de, vague

Vague.
Le mot répété change de genre et de sonorité,
n’est jamais identique, provoque et subvertit la mémoire.

Les choses en elle, la mémoire, tout ce fatras de notre je historique, que font-elles en ce lieu où notre vie se recompose à sa guise, où « c’est tout aussi vrai » puisque c’est toi quand même, mais toi hors des préfabrications et de ta fausse maîtrise. Se rient de moi, se jouent d’elles, disent qu’on ne peut écrire sans partir de soi. Je suis honteux parfois de les pêcher de nuit à la ligne de fond, de guetter durant des heures un frémissement du fil, étant absent de toute imagination. Tu sais bien qu’elles mordent si ça leur chante, tu n’amorces pas, tu n’es pas un auteur.

P0702Photo Georges Vermard, bibliothèque municipale de Lyon licence CC

2 commentaires sur “à partir de, vague

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