Aisé parfois sous le drap

Éros me dis-je, jeté là, aisé parfois sous le drap, ne pensant qu’à soi-même, d’ailleurs qu’est-ce que penser ? comme trier des choses dans les poubelles, choses d’autrui, tissus de corps abandonnés, entaille d’un côté, le devoir sur papier gras, le cercle rouge de la faute, les noms que l’on piétine, qu’est-ce que dire ? ou se prier de ? ne pas — faire le mal selon la loi, contrevenir la piété, haïr l’insu — peut-être — taire aussi ce qui ne se peut, car d’en-haut le dieu commande, mais moi ? si j’aime par le biais, le détour, si j’absente. Et qu’est-ce que ce dedans du parler seul ? quand la fenêtre ouverte, quand le vent.

Vie d’Éros Sambóko #5

2 commentaires sur “Aisé parfois sous le drap

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