Pourquoi tu restes à souffrir

Bourbouille dévorante que cette ville sur la peau des bras. Parfois jetant le sort d’une fièvre purpurique, l’infecte me démange qui pourtant suis né d’elle et je la gratte au sang, puis je passe l’onguent trouvé devant ma porte, la pulpe de son fruit, le gras de ses mamelles, cela que l’on ne sait qui retient de partir. — Pourquoi tu restes ? demande Vénus sans son chapeau, pourquoi tu restes à souffrir. On mange un bar avec du riz dans le coin d’une sorte de resto, grande salle marbrée, qui se loue en fin de semaine. On imagine des mariés, leurs têtes de poissons tristes. Au retour on épelle à voix basse l’écriture des taxis.

Vie d’Éros Sambóko #10

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