Le carré -7- dans la fenêtre

Les pieds des passants, les roues d’auto et de motocyclette scripturent la ville. On roule, on marche, au sein du graphique urbain, que sans cesse on élabore et qui nous travaille, chacun à des degrés divers. Mais quelques uns seulement l’inventent vraiment, la masse, elle, est copiste. Les gens savent (à peu près) où ils vont, les autres, non. Ce n’est pas qu’ils tracent des lignes au hasard, c’est qu’ils ne connaissent pas l’issue. Qui peut être un giclement de sang ou de plaisir. Éros écrit tout aussi bien dans la chambre qu’en son dehors-intérieur quand il sort par la fenêtre. Il arpente la ville, la mesure au mètre près, elle habite pieds et jambes. Il a l’œil à la cheville, au jarret, où se forment les lignes, car l’œil écrit la ville, sans oublier l’oreille et le nez et la ville les écrit. Mais en tant que personnage, il n’est que le motif et la motion du texte.

Un commentaire sur “Le carré -7- dans la fenêtre

  1. Et les mots qu’on secoue pour y fleurer la trace, celle du corps ou du coeur. L’oeil est graphique et l’oreille attentive, dehors comme dedans. Le reste, dessus le jour tendu, ou dessous c’est pareil, arrive par giclées. D’amour et de plaisir, de désir et de sang. C’est Éros, je me dis. Éros, là aussi.

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