Dans l’ourlet de la jouissance

Pensant ailleurs qu’à l’endroit on se retrouve, transportés là, sur des chaises roses de jardin. Chez Marceline est mieux que le Café des Stars, on voit quand même les gens, les autos, en flashs luminescents qui empêchent de quitter la terre. Une main parfois porte des jambes à l’envers, des têtes une pile de bidons, théâtre rapetissé contre la toile du fond, nous jouant sans public, faussement fatigués par les répétitions, tournant son verre de soda ou de bière. Tirésias survient, géant mutique et mou, on ne l’attendait pas. On ne se donne ni du ça va ni du comment, il prend place dans la mise en scène. On savoure l’heure entièrement, l’inquiétude légère, sans mot l’on part de côté, nuiteux pour échapper au temps. À d’autres fois on reste encore, dans l’ourlet de la jouissance, au plaisir de voir les choses onduler autour de soi, le générique sans fin du monde où chacun se figure puis disparait.

Vie d’Éros Sambóko #17

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