la ville semble, un trou

Une pluie creuse les façades, à l’aplomb des devantures, ravine le crépi, quelqu’un s’arrête qui, derrière la vitre ne voit pas, d’ailleurs ça cesse ; la ville semble, un trou, très grand dans l’univers, Vénus sommeille à l’intérieur, rêve de quoi ‒ la maison, mère mitoyenne, où l’enfance flottait sur un carrelage froid ‒ d’une tristesse à soi, jamais d’amour charnel, ne rêve pas ; les souvenirs, on dirait que sa mémoire, renvoie tout hors des murs, loin du clos où l’ennui, rongeait la chambre, une valise, l’affection sans tendresse, les contours imprécis, de deux fantômes noirs ;

Vénus en son salon #6

2 commentaires sur “la ville semble, un trou

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