Monde perdu

On ne va pas derrière le mur des arbres, ni même en-haut plus loin que le rempart du ciel, le vol des hirondelles, le ventre lourd des calaos. Sur le chemin de ronde du cœur, l’enfance est un esprit errant, corps de lune au bord de la piste. Dans les feuillages noirs du temps, la place est couleur de chanvre. Dans les yeux de sang du griot ne s’annoncent plus que la mort et les palabres inutiles. Un monde s’est perdu. Un ver sous la peau ravine le présent. L’invisible nous fuit par le trou de la nasse, poisson glissant des cordes de nos mains.
 


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