Liturgie dans la nuit
Tambours, voix, sifflet grillonnant, et toujours les bruits de l’abattoir. La liturgie pour tenter d’échapper à la proximité de la mort.
ÉcouterSerge Marcel Roche
Dans ce deuxième Voyage au Lexique, je continue d’explorer, en me gardant de les exploiter, les mots de Ma vie au village (in Journal de la brousse endormie) dont le nombre d’occurrences est significatif.
Soir
Fond d’orange badigeon sur la toile qui chute entre du vert et la grisaille des troncs, les cours odorant l’air pour l’office d’un rouge de palmiste et l’air qui nous soupente, accroche au ciel passé la vieille angoisse humaine, soi ne pouvant jamais soustraire ses rêves à ce qui vient. L’usure de la lumière gagne le bord des choses.
Nombre d’occurrences : 14
Au bord de l’Akoo
L’Akoo est un ruisseau (mais « river » en cartographie). Il traverse la partie supérieure du quartier et va grossir le Foulou près du stade omnisport Paul Biya d’Olembe. Pour une raison que j’ignore, de l’endroit où il est rejoint par le Ngonglong jusqu’à la rue 5.896, il est appelé Ngwando. Près de chez moi, un bras de lui, sans autre nom que « stream », vient disparaitre dans la terre.
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Forêt
Autre lieu où l’on se déporte à l’Est de tout, où l’on peut sans craindre bannir le moi, le nous, tribunaux féroces, et dans les rythmiques de ce dehors que l’on écoute, jeter son corps entier.
Poursuivre la lecture12 heures de jour
Le samedi 13 décembre de l’an dernier, le soleil s’est « levé » à 6 heures 11 et « couché » à 18 heures 05. Au commencement de chaque heure, j’ai enregistré quelques secondes de l’atmosphère sonore de cette journée. 11 heures et 54 minutes de jour sont ici résumées en 1 minute 20.
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Bord
Près de quoi l’on se trouve sans cesse, qui pour n’être pas funèbre commence par un baiser, rapprochement d’embouchures lointaines. Mais les chairs s’écartent, encerclent toute distance et t’exilent aussitôt ; le mot louvoie par vent contraire.
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Monde
Ce qui n’est pas à portée de soi mais en qui l’on tombe, ou plutôt chute en son idée, sans avoir eu le temps de compter les morts. Quelle épouvantable invention d’avoir de tout fait des moitiés qui dérivent à deux cent kilomètres par seconde. Si pour connaitre nous devions être séparés, ce ne fut pas de cette manière, affublant dieu d’un vice et de brutalité, en l’embringuant dans nos histoires, l’un d’un côté, nous de l’autre assis au prétoire des morales.
Poursuivre la lectureJe donne ici lecture d’un extrait de Génésie, qui avec Bois rouge et Lignages, compose le triptyque de Tout commence par les marimbas de la nuit.

Tout commence par les marimbas de la nuit est disponible en librairie et sur le site de l’éditeur.
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Dans ce deuxième Voyage au Lexique, je continue d’explorer à ma manière, en me gardant de les exploiter, les mots de Ma vie au village dont le nombre d’occurrences est significatif.
Poursuivre la lectureLe long de la plaie dans nos yeux jaunissants voyons le sang nombreux qui passe.
Depuis 2008, plus de 600 articles ont parus sur Chemin tournant, hébergés en premier par Viabloga qui n’existe plus, puis Blogger et enfin ici. Mais la belle époque des blogues semble désormais quelque peu révolue. Moins de visites, moins d’engagement. La forte presse quotidienne, l’abondance des sollicitations, les mutations numériques, etc. font que nous nous « déplaçons » de moins en moins sur le Web culturel pour lire, voir ou écouter. Place aux infolettres !
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