Bois rouge : en elle, la forêt (2)

Mienne
Et non mienne
A moi venu d’ailleurs
D’entre deux fleuves
De ville ancienne
D’entre collines
Puis de plaines
Et de terres froides
Sous la bise
De bois taillis
D’oblongs prés
D’obscurs étangs
De peupliers
De noires grailles
Dans les ramées
D’agarics brillant de rosée
Et du coucou à nuit tombante
En elle donc descendus
Par forte pluie
De celles qui donnent
Couleur d’ambre à la terre
Les hommes dans l’oubli
D’abord dit-on cigognes noires
Cigognes noires et silencieuses
Au chant des gouttes de la nuit
En elle seuls
A l’écoute
Inventèrent la musique
A tout départ de chant la pluie
A tout départ d’ailes le vent

pour marimbas, sanzas, tambours de peau, hochets

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