Chant suite et sans lendemain

Il y a la main qui puise l’eau
Et puise le silence horizon,
Source de tous les vents,
De la forêt musique,
Et toutes choses profuses ordonnées par l’obscurité,
Les gestes et les sonorités,
Là le bris du bois sec, une ombre près du feu
Ou la rumeur diffuse des boutiques

Et puis il y a quelqu’un
Derrière l’incisure des arbres,
Quelqu’un qui marche aussi
Dans le froid de décembre,
Le regard sur la piste,
Un quelqu’un qui absente le temps,
N’a d’œil que pour la trace
Du sentier qui hésite,
La pierre où sèche le ciel blanc.

(Pour lui est-ce la nuit,
Et pour les habitants de la poussière
Est-il un autre monde
Derrière le vent ?)

[Ecrit après chant du petit cossyphe (titre d’occasion), ce devait être un long poème et ça n’a rien donné. C’est là, dans le journal de la brousse endormie, comme une photographie qu’on ne veut pas encore jeter.]

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