Ma vie au village 25

À lire en chuchotant ce qui précède, au milieu des cadences, hauteurs différentes de cris et l’eau chutant dans les bassines, à cette heure l’air étant moyennement numide, on se dit que la mort viendra comme ça avec demi-mesure, qu’il y aura un silence étouffé mais serein, une peine gracile, le presque-oubli du visage aimé et que sur le goyavier les colious n’arrêteront jamais leurs chicanes. Une main désincarnée me zérotera l’existence et tout soudain sera vert pâle, je verrai derrière l’horizon. 
écrire absence ici
puis
J’ai la roche éruptive de qui vit d’une brèche ancienne en zone et phase de rajeunissement et des îles dans le golfe qui ont boulées d’en haut, la tête du solitaire paraissant pétrifiée mais l’œil sourit dans son orbite de lichen. Mon volcan s’éteint pourtant, se cache sous les mousses, le stipe d’un palmier là où sa pente est douce, courbé presque tombant, ne connait plus que brèves ascensions de laitance, des hoquets de liqueur.

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