Ma vie au village – 28

Qui peut faire l’inventaire de soi, à quoi sert, ici tout est l’instant, même ce qui est derrière ou devant, il n’y a pas d’histoire de moi, le gouffre de la lignée t’aspire et tes milliers de pas entre la route 10, la rivière, deux hachures qui s’ignorent au travers du rien, vont au tertre que tu seras, à notre enkystement commun sur la rotondité de la terre ou bien  l’on est assis, l’œil vague guettant quoi, une luciole, des tarentes ou le papillon noir de moi me disant que quelqu’un, à rapporter près de ses mains le peu qui surnage autour et s’accrochant à tout ce rêve, au flou, ne pensant qu’à la fin, l’immense est là qu’on n’aura pas vu, le cœur prodigieux d’elle et son arbre au milieu et lui avec son trou juste à notre hauteur par qui l’on entre dans la lumière, alors le bilan, qui peut le faire ? des ombres et je-même sommes.

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