Ma vie au village – 39

Saison de glaire, on mouche le lotus plein, les doigts, c’est le boubou qui nous démorve quand on habite la poussière, la peau fane jusqu’à demain, faut la râper, ça revient, vive le temps des anémies et que l’hôpital vomisse, on dégorge comme des escargots. Je renifle à la lune, au globe du portillon d’entrée. Viscosité du ciel mental et l’autre, raidi, sec, traversé de calmes hérons. On s’occupe à des sinusites, des enrouements, des rhinos, même les ducs la nuit purulent. Comme tout gerce, fendille, capsule en poche les passants se mentholent lèvres et naseaux. Époque des palus sanguins et cérébraux, du typhus recrudescent dans l’eau, des quotas de méningites, on erre ventre parfois qui coule sur le chemin, allant bas de la tête ou revenant de loin.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s