Ma vie au village – 45

Trop long d’attendre les pluies, de suer sur la natte, tout le jour d’être l’œil collé aux hématies, à vos coprocultures et votre hypocrisie, corps entôlé dans le labo-cahute de n’avoir vent de rien qui tant soit peu féconde, pas d’histoire à redire ni de rêve ni de mots comme Mboumba et Ngoko ou le voyage d’une hirondelle. On allume un brasseur d’air et d’illusions optiques, d’auditives hallucinations : ké-ké-ké d’un indicateur ou l’autre encore qui chante hein-hein avec sa queue et nous emmènerait à l’arbre du jardin. On est calé dans la violence torpide de l’ennui ; dans les transpirations ; même à croire parfois qu’il n’y a plus de forniquerie, que s’éteignent les chairs sans eau, c’est qu’on attend les pluies (et aussi quoi qu’on dise, la fin).
Je pense Pygas aux vieux seins, reine de Pygmésie, la crée dans pour ma sur-vie, elle ne retiendra pas le sang de votre attrait, les incendies qui nous consument, mais le temps vient de se reclure en soi, d’être heureux dans l’exil.

Un commentaire sur “Ma vie au village – 45

  1. « quoi qu'on en dise » l'ennui est plein de noms qu'on dit être riens ou absence. de l'exil où je suis, ici grouille de quelque chose que je n'ai pas, l'intensité du noir.

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