on passe l’aviation

bâtiment d'un aérodrome de brousse













On passe l’aviation

où les perdrix s’ennuient
des femmes vont aux champs
tranquilles sous le ciel bas
sans encore songer au soir
au faix de bois
à la lune pesante au-dessus de leurs têtes

des cornes invisibles déchirent une image
il pleut légèrement
comme on rêve dans l’entre-deux
avant que les oiseaux ne crient
de leurs gorges inquiètes

on se hâte vers le visage
qui là-bas sur le rocher
ouvre parfois les yeux
cette face
que l’on sait ne voir qu’en dedans
ce regard de prophète
échoué dans l’inhumaine

éternité de soi

et l’on est seul sous des ailes cendrées
qui tournoient

lire aussi En un jour de vent d’est sur le site des Cosaques des Frontières

2 commentaires sur “on passe l’aviation

  1. on confie à quelques bêtes, la charge de son âme. le bât de vivre leur semble plus léger. un oiseau soulève le monde.

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