Ma vie au village – 68

Le crépuscule d’un soir, l’éclairage impublique, les découpes du noir : la photo fait du bruit quand on ferme le verrou de l’œil : égouttures de couleurs et puis des jambes nues, collines ruisselantes, les carrefours face-à-face, recoins en bois d’amours humides, là où tu montes ou tu descends dans l’ignorance d’un lointain, toute de corps la ville, d’yeux-esprits qui se cherchent au sein de l’inquiétude et ce contentement vague qu’offrent les bruits, tu brinquebales aussi, cahotes au gré : la graisse d’un étal, l’effritement des murs, une luisance des tissus, les hanches qui traversent la rue, le dégradé de tous les sons : t’échappe de savoir par où passe l’auto jusqu’au chemin de terre

lumières au carrefour

   d’un séjour dans la grande ville

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