Ma vie au village – 85

Des cafards crevés, fruits (secs) de l’absence (de moi). déverbage de pluie. le carrelage de l’ennui frotté au savon noir. Puis l’interrogation que t’auras tout manqué peut-être. les amours infernales. de n’avoir pas assez marché. pas vu sur l’eau des vitres les reflets qu’ensuite longtemps tu peux pister avec un sentiment intérieur à la peau. que cette brutalité te sortait du mensonge, de le destin commun d’une couenne universelle. mais les autres aussi. non. adeptes du rut contractuel et de l’infidélité, du sexe réglé par un serment. Jurons contre la nuit, l’allergie de, la lune, les chiens. la prose statique.

Matin de chasse au rat ou d’un porc évadé, tu penses à ses yeux qui deviennent humains.

La ville là-bas est faite de la glose des pas, d’un urbanisme de l’intime, des multiples socialités, l’au jour le jour des traces dans la rigole et la chair des marchants, une autre mémoire. Où tu mets le pied, la main, la place encore du feu. Hors la ligne. Dedans, c’est pour la nuit et la multiple ombre diurne. Cependant il faut penser le tout-à-l’égout. Au pourtour du centre (où les Pouvoirs) ce n’est pas de fabrique et non plus comme on dit que ça s’agglutine mais on s’arrête sur la position de l’instant, au surplomb du temps, aussi prenant la part que nous laisse l’invisible puissance qui a remplacé le vieux dieu. 

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