fréquence 38

On trempe la mèche dans l’huile de clarité, pas sûr que le dit en soit moins obscur, mais il résonne autrement que sous l’infléchi crépuscule, s’offre à l’horizontal du plan. L’oreille, l’œil, recueillent une copie, le fac-similé de lui, le cri-écrit gravé dans la hauteur s’étant brisé au monde adverse et sa propre colère – un écart – le voilà qui toupine au bas, à souffrir d’une absence et de sa mise à plat. Fragments de champs courts, presque identiques, que l’acte de voir amasse et resserre, concentre au point où tout se perd dans le rétroéclairage ; la chute des angles trompeurs brouille la lecture des sites. Aller au bout de lui, du poids de lui, de sa torpeur, sous le genêt, sous le ricin, au bout du soi dans l’attente de la courbure d’un rien qui changerait ne serait-ce qu’une marque sur la cire, descendre le diaire, celui d’hier, attiser l’iræ, le déliaire, l’irradié.

 

2 commentaires sur “fréquence 38

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s