fréquence 25

Suspendu, chutant, il faudrait l’écrire vertical puis obliqué par les vents cogner longtemps la fenêtre mais qui parmi les nombreux est aussi parallèle et près de l’horizon. On voit un cargo modeste sur son flanc, sang cuit qui se détache du rêve et des orages, du long gris fossile des durées, évidé, seul dans l’échouement. Finir ainsi, au bord de tout, liché par cette frontière, suçoté par les marées, sans éprouver d’elle(s) ni voir passer sur la corniche chaque jour à même heure dans une auto le spectre tricéphale d’un instant de bonheur. Conjointure de ses faces qui ne sont dos à dos, l’une tombe l’autre s’étale, et c’est d’un poids faramineux, d’une extrême immensité, tandis qu’au long du torse, de ta joue, ça caresse. Se trouver dedans, être sous, presque poisson-réflexe mais de surface, lagunaire, ou légèrement volant entre les deux abysses quasi-oiseau d’une mer et sa terre, intérieures. Encore, patienter son dégouttement, du tourmenté à l’évanescent, inattendu bien que prédit, une céleste dépression, éterniser de corps le fluide des secondes quand elle coule et ricoche contre les alluvions mentales, l’aggloméré de la poussière en concrétions pensives. Toute la langue côtière est giflée par l’altan, la trombe dure, ensuite, accalmié, l’on ramasse en sortant clovisses et bigornes jusque sur les toits ou pour l’un seulement quelque éros bleu pâle à tenir dans sa main. Au sein des terres très loin si gonflées de rivières, rien n’a changé.

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