Voyage au Lexique Ⅱ, 6

Forêt

Autre lieu où l’on se déporte à l’Est de tout, où l’on peut sans craindre bannir le moi, le nous, tribunaux féroces, et dans les rythmiques de ce dehors que l’on écoute, jeter son corps entier.

Je l’entends toujours dire, malgré ma désertion, et parler sans reproche, de cette voix si claire que sur son texte je me retourne encore. Mais j’ai trop écrit d’elle, qui n’est plus que le vide en moi, de moi, l’espace de sa parole à taire.


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