Aller au contenu principal

Chemin tournant

Serge Marcel Roche

    • Sur le chemin
    • Parution 2025
    • Parution 2023
    • Mini bio
    • Infolettre
    • Contact

  • Ma vie au village (..)

    Les chiens de nuit flairent le fétiche, la coque de tortue et le flacon plein de liquide haineux (vos rancunes macérant, vos morves maladives), ils hument le fou errant quand un hibou joyeux, léger sur la toiture, confirme en ses hou-hous que je suis sans malice. 
    4 mars 2015

  • piste

    28 février 2015

  • les calcinés

    arbre calciné
    arbre calciné

    arbre calciné
    arbre calciné

    24 février 2015

  • Transport de bois

     hommes qui poussent
     bois qui passe

    9 février 2015

  • Èlépi-ô webradio

    Créer en ligne une radio où l’on par­le­rait lit­té­ra­ture… Comme pour les dis­sé­mi­na­tions on peut pen­ser à une radio sans stu­dio, sans rédac­tion en chef, avec des acteurs dis­per­sés sur la planète. On devra réflé­chir aux rubriques pro­po­sées… Saint Denis de la Réunion, 2 novembre 2014 – L. Margantin
    Webassociation des auteurs
    Dissémination de janvier

    Èlépi ! Parlez ! C’est, après le premier bonjour, la manière ici de se saluer. Parles ! Si tu parles, c’est que tu es vivant. Èlépi ! : la rubrique web-radio que propose Chemin tournant. Des textes d’auteurs africains ou reliés au Continent, la parole de personnes rencontrées, des poèmes de l’atelier d’écriture qui reprendra bientôt avec des jeunes de la ville, un climat aussi, à faire entendre.
    Pour inaugurer Èlépi !un texte d’Antoine François Assoumou : Prélude du silence. De lui on a parlé comme d’un astre ayant traversé le ciel (bien pâle aujourd’hui) de la poésie camerounaise. Une comète. Trois années seulement d’écriture. Qui serait-il, encore en vie, ayant digéré ses influences (on note des expressions typiquement senghoriennes) ? Mais il est mort, noyé, en 1980, à 17 ans.
    Pour parler, plutôt pour être parole, nous savons qu’il y faut ce silence, le silence, en prélude. Èlépi-ô.

    Antoine François Assoumou
    Au bout de mon songe vaste, Collection Chant des hommes, Agence littéraire africaine, 1987
    Le sacre de levant, Fondation Antoine François Assoumou, 1993
    Au bout de mon songe vaste, Éd. CLÉ, 2014

    30 janvier 2015

  •  poussière

    Epave sur la piste

    Case en bord de piste

    Case en bord de piste

    Piste dans la forêt

    24 janvier 2015

  • Ma vie au village – 10

    Respire l’écart, avant d’être encendré; remise le psychomètre; il faudrait fuir par les côtés dans le sein d’elle, aller loin (seul tu ne peux), trouver une clairière, s’éloigner de l’entaille par où le bois s’écoule mais ne bougeons de la poussière, engravés, et tout file sans nous. Étant là sur le bord sanglant, n’ai plus de vision, plus d’image sinon la couleur phtisique d’une terre qui brésille, fringue un temps sous les roues folle quand le sang passe, monte en nappe, pouldroie peau, cheveux, nous ternie, retombe avec le froid soudain. On s’affaire au fagot, au tison dans les pierres, on boutique du cube et un peu de pétrole, se mouvant au travers du voile entre les cases, le pas sûr quand même parce qu’on connaît la sente férie par nos pieds. C’est la nuit; mangerons du sable et la farine, mais pour moi seulement des mots dans la steppe lugubre de l’écrit. J’ai le silence sec, le bic gercé sur la page, le vent charrie sa saison d’enfumage, ses propres terres noircies, le vent porte ses mondes avec lui, la désolation des strates, des lotus tachés de plastique et traverse le rien que nous sommes, qui suis quand j’expectore l’ennui par la bouche et la main. Derrière, le rideau noir immeuble d’elle, le rideau de l’autre côté, entre, la plaie longue fistule, ses rivages où rougeoient des yeux d’ombres rapetissées, peu de sons, juste d’inquiets murmures, je ferme la porte bleue, j’attends.
    1-10

    20 janvier 2015

  •  piste saison sèche

    piste en saison sèche

    piste en saison sèche
    piste en saison sèche

    piste en saison sèche

     en roulant
     derrière la vitre

    16 janvier 2015

  • Ma vie au village – 9

    Donc sur le balan, figés aux heures crépusculaires et n’ayant presque plus d’oiseaux, sommes habitants de la poussière (autrefois je notais la date d’ultime verse mais plus rien), soumis à l’arythmie des formations particulaires, pulvérulés de rouge éteint, ça nous marronne à bout de champ, nous vernisse l’ongle des pieds, poisse la plante, dessique la crosse des fougères, les branchettes de faux-sénés; ou l’on se tient au cercle oblique des fumées qui n’ont plus même l’odeur du bois, font le soleil lunaire, dans le désœuvrement de la terre apostat lui aussi le vent tourne de l’autre côté. Suffit pourtant qu’une grive solitaire, une kurrichane, celle aux flancs roux, trottine sur les feuilles pour sauver le jour d’un désastre mental, de la sécheresse intérieure, donne joie peu mâle il est vrai, n’importe! il y a ce détail qu’on voit quand elle s’approche, striure de la moustache au-dessus du menton. C’est une heure inconnue d’autre-monde où l’on ressemble à des sélénites, là sur la bande, surtout si étant grosse la mère trône en haut, à des spectres argentiques, des ombres pénitentiaires, on a l’allure vacante de regroupés économiques qu’on leur octroit quelques secondes de jour supplémentaires et ça usine au forage (don des Nations Unies), tout à la pompe-à-main, en criant des oui-non, `mbécile, mouffe chien. Sous peu viendront les feux, ceux qui s’allument en brousse.
    10 janvier 2015

  • Ma vie au village – 8

    Semble un vaisseau la part où nous sommes, coignon d’oxyde à ciel ouvert sur la mer des arbres allant au Congo, immobile pourtant, c’est dans l’esprit que la rupture le fait tanguer et dans le sang, presque imperceptiblement, ou dans le rêve qu’on démarre, qu’on flotte au-dessus de la ligne en direction de rien mais ça ne dure pas plus que dans la bouche le vin de palme picotant. Tournis. J’imagine le sable que j’embrasse devant, j’imagine que c’est du sable toute cette alumine qui nous teinte avec des reflets de topaze en pente douce vers la plaie, rivage qui craquelle, je m’enfuis par les stries, c’est une cartographie du derme d’elle mutilé que je lève pour aller où, la dresse en forme du vide de moi-même, longeant des rifts microcosmiques qui fendillent les yeux, les crevasses ancestrales de notre échouement. Nous avons connu l’eau quand le bois était à la mer, qu’il fallut le creuser au travers de lui sans jamais passer de l’autre côté, qu’on n’aurait de toute manière jamais su embarquer et qu’elle nous a repris parce que nous étions d’elle et disant que l’immensité or il y a cet instant du soir où dérivent dans la mémoire les copeaux du passé, la sciure du temps, l’arbre qui se dressait se dresse en mythe transpercé, tous ses déchets flottants, ce qui pousse à partir à l’heure même et remonter le cours, l’inverse du chemin à ce trou qui nous somme de rester là sans fin. Plus d’errance, ça t’attire le plat de la route, seuls bougeant les plateaux de grumes, ferraille hurlante et quelques moignons métalliques pleins de chair, le phare d’une motocyclette, des ombres qui contre-passent.
    3 janvier 2015

Page Précédente Page Suivante
ISSN 2610-7449
  • S'abonner Abonné
    • Chemin tournant
    • Rejoignez 151 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Chemin tournant
    • S'abonner Abonné
    • S’inscrire
    • Connexion
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre