Il chemine tout à gauche de l’image, le reste : un champ confus d’herbes aquatiques, des nénufars fripés à cause de la saison. Contre un ciel éteint dans le fond une sorte d’arbre, malingre et torturé. Il filme le passage qui s’agrippe au tableau. Pour ne pas en nocturne partir dans le décor. Hors-cadre, des fragments de murs, beaucoup de reliques à leurs pieds, traces de l’amour, d’autres vertiges. Quelques teintes pastel encore avant la rue où l’esprit tangue un peu. Sur un trottoir il gagne au jeu de dames l’argent de la bouillie, la sauce du riz, le loyer.
Éros Sambóko #29
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