Le vol en cercles des milans au-dessus de la ville a pour centre une proie que son œil isole. Le dessus de la ville est un couloir d’air qui monte et qui descend, où des cercles moins grands s’insèrent, tels ceux chaotiques des corbeaux blancs. L’humain est aussi proie dans le couloir central économique. L’image du cœur soi-disant de la ville est un abdomen d’araignée, tissant le fil diffus d’une errance non seulement permise, mais planifiée. Le plan de la ville révèle un multicouloir étoilé où tournent les taxis jaunes, comme au-dessus se resserre l’œil des milans noirs. La ville cartographiée montre donc un multicentre immobile, paisible si l’on exclut des maisons les drames de la conjugalité, de qui part son multicouloir et à qui il revient, image sur qui se calque un ventre à l’affut, ensemble producteur et dévoreur de biens.
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