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Horizontal et l’ennui
notation 11
Vis me mouvant comme un plongeur sur le fond-s d’une inconnaissance. Et dans l’opaque ne vois que les détritus de soi.
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Ma vie au village – 27
J’en ai vu salive et du sang, mis des cadavres en terre, cherché des yeux ce qui pouvait encore être un semblant de veine sous la peau du rose le plus pâle qu’on trouve dans les plus dégoutants romans, resté à rien qu’attendre que fusse en croix noté le plasmodium ou le bacille, alors reviens toujours à ce tracé courant le long et qui m’obsède l’imaginaire, s’impose à la racine des nerfs, mais va-t-on, que reste de nous hors et dans jusqu’au jour sur le seuil du bloc où quelqu’un lave à grande eau nos coulures et brosse le ciment. Sur la ligne du pavillon je marche en avant de la mort et c’est écrire ça peut-être, quand n’ai jamais voulu su pu tenir l’affreux journal de la maigreur des corps et des exhalaisons qui ne me lâchaient pas, l’attente projetant dans un comme hors-du-temps où malgré tout flottait un reste de désir, transcrire les yeux brûlants.
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samedi 14 novembre
Quelle terre est vide de Toi pour qu’on s’élance à Te chercher au ciel ? Tu les vois qui Te regardent au grand jour mais aveugles ils ne Te voient pas.
منصور الحلاج Mansur al-Hallaj
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Journal de la brousse endormie
Paru aux éditions QazaQ, amoureusement animées par Jan Doets, mon Journal de la brousse endormie. Ce qui reste d’une soixantaine de poèmes composés entre 2006 et 2009 dans la chambre-bureau de mes trois demeures successives. Je n’avais plus écrit (hormis un texte ou deux) depuis au moins dix ans. Je lisais chaque matin un poème de l’immense Reverdy. J’avais du temps. Il y avait l’attraction du rocher, le seul endroit d’ici où l’on peut voir loin. Il y avait à percevoir tout ce qui est caché derrière les arbres de la Grande Forêt. Les bruits du jour et les sons de la nuit. Le cœur lent.Avec en avant-poèmes un texte d’Anna Jouy, le Journal est offert là dans la steppe du web littéraire.<div style="text-align:
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