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Chemin tournant

Serge Marcel Roche

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  • Horizontal et l’ennui
    notation 4

    Chant d’un coucal du Sénégal plus aigu que dans l’ordinaire, long glouglou comme d’un vin qu’on verse. Le coucal vide les bouteilles de la brousse.
    La notation est un art de forêts inconnues. D. Hasselmann
    30 juin 2015

  • Lignages – 3

    Nous jouions derrière le château,
    Longuement dans l’indifférence,
    A courir après des qui sont morts
    Ou vieux, des qui sont oubliés
    Entre les pages de ton livre,
    En attente du feu,
    Et moi parti depuis
    Je me manque à chaque seconde,
    Je suis toujours dans mon propre cœur,
    Donc jouions et le jeu c’était
    La fraîcheur de la terre, des caves,
    Le ciment, ce qui avait l’allure
    D’un ancien réservoir où nageaient
    Des poissons dans l’eau sale.
    L’on courait ridiculement
    Dans un bonheur très vague
    Et toi qui mesurais le temps
    Pourquoi n’as-tu parlé,
    Pour dire quoi il est vrai,
    Qu’il est l’heure de rentrer,
    Que la nuit tombe.
    L’un avait des soldats de plomb
    Dans la chambre feutrée, sans poussière,
    Et sa mère marchait doucement,
    −Formons les rangs pour la guerre
    Sait-on d’où survient l’ennui,
    D’entre les meubles, du tapis,
    De l’autre étrange et laid
    Jusqu’au mystère
    Qui ouvrait soi-même la porte,
    Une ombre avec des yeux cernés.
    Toujours les rideaux tirés
    En sorte de voilage un peu nuptial,
    En climat de grisâtre virginité,
    L’amour devait se faire
    Quand il dort de l’autre côté
    Et les lampes au salon
    Dans un silence de veuvage.
    Après tu m’as conduit jusqu’aux steppes lugubres,
    Les cachées : décors de vitrine,
    Parfums des grands magasins,
    Là où les anges passent
    En se moquant des humains,
    Arrières de boutique
    Et d’horribles bureaux,
    Pour l’heure nous en étions
    A cette prison de soi
    Où l’on jouait des heures
    En attente de quoi.
    Tu me fais reposer.
    Et puis ces longues traversées
    De couloir au bout de rien,
    Sans odeur, sans bruit.
    27 juin 2015

  • Le château

    Le château de Ménival (1962)
    Georges Vermard
    Bibliothèque municipale de Lyon

    24 juin 2015

  • Lignages – 2

    Allions à l’école comme si
    Pas d’hiver ni de pluie.
    Ailleurs où étais-tu
    Entre neuf et dix heures
    Quand je parlais, non moi mais
    La parole en leurs bouches grises
    De béton,
    Il n’a mémoire d’aucun visage
    Dans l’enclos et toi-même
    Au passage déjà tu l’oubliais.
    Je m’étends sur des prés.
    Rien ne manque mais
    Nous ne sommes pas là
    Toi et moi en forme différente,
    Absents et pourtant tout est vrai,
    Les ombres vont qui chantent
    Vers une ressemblance dont
    Elles n’ont pas idée,
    Ce n’est qu’odeur des cantiques flottante
    Et trainements de pieds,
    Il n’attend rien pas même que ça finisse.
    J’aurais aimé lire au sommaire

    Plutôt que tes oracles des mots
    Comme je te pense.

    20 juin 2015

  • Horizontal et l’ennui
    notation 3

    Je demande l’obtention d’une nationalité, cherche un cheval pur sang de la taille d’un panier, mais deux rêves ne font pas un poème, même à vivre sur une frontière ou pratiquer l’équitation.
    La notation est un art de forêts inconnues. D. Hasselmann

    16 juin 2015

  • Lignages – 1

    Dans un bonheur très vague
    On allait au zoo
    Sous les grandes façades de pierre
    Méchantes, avec leurs airs sucrés.

    Quels sont les mots restants
    Dans ta mémoire vague :
    Mots manteau communion
    Kiosque et six jours de guerre,
    Pas un regard aux magazines,
    Sur les journaux,
    Mais l’odeur du papier
    Et tu passais devant,
    Puis découpures de femmes habillées,
    Recettes de cuisine, page triste des jeux,
    Mot sommaire si tu t’en souviens,
    Un ouvrage sauvé du feu, populaire,
    Un lectures pour tous illustrées.

    Une sorte ensemble d’énervement,
    De tendresse.
    La vie flottait à des étages
    Derrière, loin. Les gens aussi.
    Cherche-t-on et quoi à cet âge
    Quand on se vêt d’habits frais
    Le matin, après des nuits
    Dont tu ne te souviens
    Dans l’inconscience du drame,
    Être à côté, aimer pourtant l’ici,
    Pas d’autre monde ni d’autre vie
    Que ce là suspendu à hauteur des mains.

    Reprise durant la vacance d’une publication sur un blog à part.
    13 juin 2015

  • En prélude à une republication de Lignages

    Homme seul au Parc de la Tête d’or
    Marcelle Vallet 
    Bibliothèque municipale de Lyon

    11 juin 2015

  • Ma vie au village (14), une traduction

    1 Vous aimez un haut âge à lui (elle, votre) / lui (elle, votre) des membres, la réflexion (le reflet) (la réflexion) (le reflet), ce rebelle avec tout être suffisant pour vous dans le plaisir à la voix, cela que je ferme, comme vous pour me labourer sur les eaux territoriales de la fente (du craquement), vous m’émettez, vous me prenez avec la boue.  

    2 Elle, votre pluie, creuse quarante à lui et l’action est le précipité le long de la raison, vous influencez dans la mémoire le souvenir, le rapport.

    3 Cela (la chute) est venu dans des jambes, sur le ciment, dans le sol, l’argent à la porte, il continue aux fouilles des averses confidentielles, urgentes pour des tourbillons, grand taux approximativement sombre pour blesser dans le scandale (le désordre (trouble)) : c’est l’as, le livre que nous avons, qui est le prétexte pour écrire, pour finir, pour représenter aux villes l’égorgement initial que nous fait l’astrakan par si grand que il, les flux de mots, des curiosités, la rivière d’enfer pour un dévalement contre lequel nous ne pouvons pas tuer et lui (cela) / il (cela) (qui) nous nous ferons sans nous déplacer de lui, rester entre des racines, il a vu cela, cela il l’a voulu le premier jour, pour exprimer l’article des collines à la fin de montagne, quant au couteau, dans les salaires d’ordre, il peint dans les grandes difficultés du cobra, il ne peut pas dire seulement l’ordre de rire. 

    4 Il pleut pendant tant de temps qu’ils chauffent.

    5 J’ai ainsi été gonflé sur l’estomac avec le vieux cadavre de l’âne sur des rêves, pour la trace

            §14 de Ma vie au village
            §7 par Dakini musique

    11 juin 2015

  • #bouffées d’Afrique, par Hélène Verdier

    #bouffées #Afrique #ouphopoau soleil révélant flamboyant indigo @chemintournant @noel_talipo @lautrehidalgo pic.twitter.com/BYbsW4TNSJ

    — hverdier (@h_verdier) 10 Juin 2015

    et 
    sur 
    simultanées

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    10 juin 2015

  • Horizontal et l’ennui
    notation 2

    Matin de fête, pluie. Fête et matin de pluie. Il faudra au sein de la foule fondre l’indifférence dans un moule brisé mais j’ai répugnance à sortir, en voiture ou à pied. Le rocher où l’on va c’est moi assorti d’enfance quand n’avais d’yeux que sur l’horizon.
    La notation est un art de forêts inconnues. D. Hasselmann

    9 juin 2015

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ISSN 2610-7449
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