Où qu’elle se déverse par le monde, la pluie sonne familière. Un détail pourtant change toujours sa musique. Ici, la petite note d’un insecte inconnu, solitaire. Tendre l’oreille à l’écoute des trente premières secondes pour savourer sa présence.
L’enregistrement donne à entendre un ramasseur de ferraille, qui parcourt les quartiers pour collecter les objets métalliques jetés à la rue ou « gâtés » que les gens peuvent lui remettre. En fin de journée, un acheteur disposant d’un entrepôt et qui revendra la ferraille à une société de recyclage, paiera sa récolte au poids, entre 200 et 300 francs CFA le kilo de cuivre ou d’aluminium, 100 francs le kilo d’acier.
06/03/2024 à 09:37
Gâté gâté… Gâté gâté-là… Télévision gâtée… Les vieux frigos gâtés… Les vieux ventilateurs gâtés-là… Les vieux téléphones… (?)…
J’habite près de l’abattoir. Je le vois, sur la colline d’en face. Je l’entends surtout. Son bruit, toutes les nuits, quelquefois le jour. Des hurlements humains, la pression de l’eau sur le béton rougi, rarement le meuglement des bêtes, comme si la plupart se résignaient au sacrifice. Parfois l’une ou l’autre crie, une plainte que notre langage ne peut traduire. Inconfortable extrait sonore, où le tic-tac du réveil ajoute à l’agonie la cruauté du temps.
Une fois la pulpe de la noix d’Elaeis guineensis (palmier à huile) détachée de la coque du fruit, cette dernière est cassée en vue d’en extraire l’amande qui servira à la fabrication de l’huile de palmiste, utilisée principalement en savonnerie et cosmétique. Ici, c’est en vue d’un usage domestique.
Sur le site Poesibao, l’écrivain Jean-Claude Leroy consacre une belle note de lecture au Journal de la brousse endormie.
Je vous invite à la découvrir. Son temps de lecture n’excède pas celui d’un brossage de dent, à condition de ne pas faire les deux choses en même temps.