La ville est un multicouloir 6

Pentes rocheuses formant d’innombrables goulets, canaux de tournures et longueurs diverses, voies de circulation, constituent au premier étage de la ville l’agencement du second degré de son multicouloir. Pour une meilleure lecture du plan, il conviendrait de légender en tenant compte d’une distinction entre couloir qui désigne proprement là où ça glisse et corridor, là où ça court. Mais qu’importe le nom. Corridor ou couloir, il est ici fréquent que l’un se transforme en l’autre, ce qui prouve la fluidité du vocabulaire. Et quand il pleut, tout se confond. La durée des orages, leur violence parfois, font que la raison courre, que le corps glisse et que dans les passages tout se noie.

Les second et troisième degré du multicouloir de la ville se voilent lors de la saison sèche. L’image en devient floue. Une couche de poussière d’un rouge délavé d’oxyde de fer revêt les zones non bitumées de la croute du premier degré, dont les galeries et les veines se resserrent.


Réponses

  1. Avatar de Aunryz
    Aunryz

    Le numérique : couloir et corridor
    l’analogique : le flou (ou l’endroit où le couloir se mue en corridor)
    tes « multicouloirs » sont des alambics

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      Tes commentaires distillent toujours autant d’idées

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  2. Avatar de Danièle HERITIER
    Danièle HERITIER

    Serais-tu un autre Baudelaire avec « Spleen sur Yaoundé ?

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      Je veux bien, mais dis-moi ce qui en ce texte t’y fait penser…

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