Pages sèches #4

un coquillage, une pierre bleue, sur les fleurs crépusculaires du drap ;
composition du nocturnal à partir de froissements ;
rêves à mémoire de forme ;

Être en l’en-nuit : façon de vivre le pesant vertical du jour, de penser l’horizontal et sa courbure légère.

Certains mots hantent notre esprit et l’entent sur une ligne qui se ramifie. Direction langagière. Essaimante. Lactée.

Chromatic tests for painting in another life

Kribi beach #2

Saïd Zekri

Pages sèches #3

Besoin nerveux, corporel, de couleurs et de parfums.

(nuit) le wouuh que lance un duc en haut, plus bas les bars et leur musique (jour) des voix sur le chemin de l’oreille assourdie.

Le rapport de soi à soi (lieu de l’écriture) en qui sont tous les autres soi et lieux du soi, le(s) possible(s) des autre(s). L’S de soi, pluriel sinueux, fluvial, massif, du particulier ; l’S du nous, singulier deltaïque déliant la complexité de l’ethnos. Courbes de la rivière.

Chromatic tests for painting in another life

Kribi beach #1

Pages sèches #2

L’anxiété vient du sec qui s’abat si l’on se couche,
les lèvres fendillées, le nez irrespirant,
la bouche, seule.

Notation manquée des dates, la saison a commencé le tant et sitôt : réverbération des organes, plus grand retentissement phonique dans la part des humains quand les bêtes se taisent ou modulent selon l’humide.
Sommeil durant ‒ écrit ‒ une phrase seule et courte,

nette comme l’oubli.

Chromatic tests for painting in another life

Savannah in the dry season – 2

Pages sèches #1

L’absence de lumière, électrique, et ce trop plein de ciel, pas dessus-nous devant, l’excès d’extrême indice d’une coupure frontale et dans la tête le soleil besogneux éblouissant d’ennui ; ça dénerve le temps.

Cendres, des pleurs de cendre, sanies des cieux.
La poussière, insinuante, accouplée au désert.

On se croit parfois sur la mer,
celle anonyme à l’intérieur de tout.

Chromatic tests for painting in another life
palette : savannah in the dry season
Savannah in the dry season – 1