du rouge et du noir un autre aspect
Serge Marcel Roche
Peur qu’un jour elle ne soit plus là. Ni toi, la brousse de tes cheveux, ton corps.
Je rendors la bête qui ne sait quoi penser.
Toujours les trois dans leur renfoncement, la part obscure, celle de la terre et celle de moi, en trompe-l’œil ; personne ne voit, sinon le passant de la nuit peut-être, qui entre en soi trouver l’insommeil, avec une forme inconnue de joie, et s’il y a des lucioles tombant mortes sur le chemin c’est que l’amour a peur de tout parfois, alors se presse, au sein d’écueils, à distance de qui opprime. Se desserre-t-elle leur étreinte, à quelque heure qu’on ne connait pas, où chacun marche en son endroit, au lieu secret du cœur de l’un, vers des paysages qui brillent ou du sable orangé. Ne sont au fond que deux, l’autre étant la tendresse, jeu de la paume de la main. Les arbres nous comprennent.
Du 30 novembre au 21 décembre 2016, chemin tournant a accueilli Franck Stéphane Ndzomga, jeune auteur Camerounais.
J’écris toujours vite, dit-il, presque jamais à tête reposée.
Douze textes, comme des « instantanés photopoétiques » que vous pouvez télécharger (format PDF) : Résidence Ndzomga