Tirésias de nuit (17)

on quête l’absence, la révocation, on rêve de fuir, de se dissiper et réapparaitre — ce mot, nom de toi, que t’écoutes chanter (parfois des comptines), tu l’oublies aussi ; vient le crépuscule, de chaque soir étrange, et ton pas plus lent, ton cœur plus inquiet, lors que les bâtisses se couvrent d’un voile, lingerie de mystère, rentrent leurs dessous, qui pendaient aux grilles où chient des lézards ; fin du midi, plaqué de fer, cours, Tiré, vers l’imprécis, les attouchements de la fraicheur, une confusion qui te libère, ça vit dans les pourtours ce que tu vois, jamais sur l’axe de tout, encore moins toi qui accélères, tes jambes au déclin du jour, à la peine, ça s’écrit avec des poussées d’échine (pas comme font les sexes, au lit, sous les buissons), puis tes membres se désarticulent, brusquement en l’air, brisent le tracé, la règle commune, ton maintien se tord, et les yeux grandissent, ta bouche s’entrouvre, fluide, suce le chemin, les pistes contraires — qui vient de face sent une peur, tu leur prendrais quelque chose, ne frôle personne, on te lyncherait comme volant des bites (pour en faire quoi) happant des flux sanguins —


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