pas de passé sur le vitrage

‒ On se repère aux écaillures, lézardes, à la circulation sanguine, au subterfuge d’un lampadaire, qui n’illumine rien des nuits ‒ les maisons s’arrêtent de marcher, se reposent, où s’évide la rue, pas loin ‒ on s’accroche aux enseignes, qu’on lit pour ne tomber, pieds suivant le bitume ‒ les replis du mensonge ; plus rien, Zoé s’enfuit, la vie autre que ce côté-ci, que Vénus un instant, croyait possible, sienne, ne reste dans le ventre, que la peur, son cinéma ‒ un bourdonnement d’usine ‒ pas de passé sur le vitrage seul un bout de mémoire avec ses faux-semblants

Vénus en son salon #12


Réponses

  1. Avatar de Prat Sylvie
    Prat Sylvie

    Et bien tout simplement splendide, les mots se dévoilent et coulent magnifiquement…

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      Dévoilement de l’immanence, par le travers de la parole, secret qui nous échappe mais que l’on touche un peu

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  2. Avatar de jean-paul prat
    jean-paul prat

    Magnifique. Comme on aimerait lire, entendre couler beaucoup de mots aussi simplement lumineux. Merci

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      Faut croire que cette lumière vient d’ailleurs, d’un mystérieux je ne sais où, quoi qu’il en soit merci pour tes mots

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  3. Avatar de Dominique Hasselmann
    Dominique Hasselmann

    derrière ou devant la vitre des lumières éteintes, des mystérieuses étreintes… ;-)

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      étreintes en demi-teinte

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  4. Avatar de Maurice CASPER
    Maurice CASPER

    Suis venu, j’ai lu, me suis tu. Puis je t’ai pensé aux grands arbres de là-bas

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