Tirésias de nuit (24)

puis tu somnoles un peu, adossé où le mort bredouillait les derniers mots d’une vie, la stupeur d’un pourquoi, l’innocence de la faute, objectant sa pureté, la candeur de son ignorance, et pleurait voyant ses moqueries passées, qu’il ne pourrait plus rire d’elles, que les gens ne trouveraient jamais les preuves d’une perversité, sa part fuyait, la douleur dans ses mots, tus même quand on le battait, qu’on pourrait t’imputer ce crime, puisque son dit mourrait dans tes bras, sans tomber sur le sol muet, froid, tu ressasses ce que le mort disait ses premières paroles tournoyant au-dessus du chaos, ses mots, à ce moment, la blessure, l’extirpaient du feu des multiples géhennes, Tiré, tu le croyais, épousant sa foi et son ironie, la quête encore alors que s’achève la route, qu’on ne tient plus aux promesses ; tu fais le tour de la cellule, vingt pas, non pour surprendre le jour, mais joindre l’autre bord de toi, te fier à la transmutation, à la réception du plaisir, vingt pas (un jet de pierre) dans le désordre, sortir d’une vieille housse les habits secrets, et t’en revêtir


Réponses

  1. Avatar de Caroline D
    Caroline D

    ainsi l’innocence qui bredouille
    devant la douleur adossée

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      c’est beau de le dire ainsi

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  2. Avatar de Sylvie Ge
    Sylvie Ge

    Son dit mourait dans ses bras… beau

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      Merci

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  3. Avatar de Héritier
    Héritier

    joindre l’autre bord de toi……..sortir d’une vieille housse les habits secrets et t’en revêtir.
    Quelle poésie et quel réalisme!

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    1. Avatar de Serge Marcel Roche
      Serge Marcel Roche

      Merci D. suis heureux que tu évoques un réalisme, il n’est rien en dehors du réel que nous connaissons si peu, la poésie étant moyen, avec les autres arts, de l’explorer et de le mieux connaitre

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