Nous, des ombres sans bruit

Bifurcations (du texte aussi) qui désemparent, son imprévu, tes hardes dans un demi-pousse à peine, tu pleures derrière la maison. Cette chambre, je l’aimais. Vénus t’accueille au salon. On peut dormir sur un coussin puant le cosmétique, l’amidon de manioc, mais provisoire, sauf que de lourds rideaux n’éteignent pas la rue, le flux public, les … Lire la suite Nous, des ombres sans bruit

Dormir au milieu des grillons

Je me tape un peu triste le carrefour de l’A. On a malgré tout des repères : une pharmacie, les pépinières, où l’on arrose contre quelques jetons, la route qui part vers la mer. Pourquoi cet endroit, non l’envers, et marcher longuement jusqu’au vide, à l’étale. Moins sentir peut- être la morsure rapide d’un coït, … Lire la suite Dormir au milieu des grillons

Chaque jour, on récrit le scénario

De moi, suis le fantasme très ordinaire. Est-ce créer que l’écrire, décoller de cette condition. Qu’est-on sans le désir. Sitôt jeté sur la terre, on te cloue avec lui dans un lit. Le tien, celui de ton frère. Le dimanche d’après résonne à ton oreille impubère, bienaimé, que tout est sale. Tu écoutes des mots … Lire la suite Chaque jour, on récrit le scénario

Vénus revient à l’aquatique

Vénus se fait tresser. Des mains expertes forment au sommet d’elle un clapotis de marée, l’émaillent de scintillements, clartés lunaires sur l’eau, paillettes de sirène, en cette Nativité, elle qui ne sait pas nager revient à l’aquatique. Devant le moins cher, les deux l’attendent au snack d’à côté. J’ai raflé la mise aux dames, affirme … Lire la suite Vénus revient à l’aquatique

Chacun s’absorbe en ses attraits

On piquenique sous les eucalyptus, au Bois Sainte- Euphrasie, sur un lambeau de pelouse où des feuilles racornies, des ongles de sorcière, craquent quand on s’étend. Après un mauvais sandwich, chacun s’absorbe en ses attraits, sa mélancolie, suit un corps, un visage dans le cerveau, fornique dans l’imaginaire. Plus tard si l’on s’ennuie, on peut … Lire la suite Chacun s’absorbe en ses attraits

Il regarde par les bords

Il déambule entre les boutiques, toutes le long du trottoir. S’exposent des mini-sapins, leur chevelure factice. Du papier cadeau, où tu mires un revenant dans sa face interne, derrière la mort une image de toi. Des boules, ornements divers et des dragons chinois, un étrange arrangement. Éros goute l’hétéroclite, qu’il regarde par les bords. Il … Lire la suite Il regarde par les bords