Chacun s’absorbe en ses attraits

On piquenique sous les eucalyptus, au Bois Sainte- Euphrasie, sur un lambeau de pelouse où des feuilles racornies, des ongles de sorcière, craquent quand on s’étend. Après un mauvais sandwich, chacun s’absorbe en ses attraits, sa mélancolie, suit un corps, un visage dans le cerveau, fornique dans l’imaginaire. Plus tard si l’on s’ennuie, on peut … Lire la suite Chacun s’absorbe en ses attraits

Il regarde par les bords

Il déambule entre les boutiques, toutes le long du trottoir. S’exposent des mini-sapins, leur chevelure factice. Du papier cadeau, où tu mires un revenant dans sa face interne, derrière la mort une image de toi. Des boules, ornements divers et des dragons chinois, un étrange arrangement. Éros goute l’hétéroclite, qu’il regarde par les bords. Il … Lire la suite Il regarde par les bords

Elle illumine par le contraire

On pare la ville, l’enguirlande jusqu’au ban, mais ici de maigres clignotis solitaires, des tortillons d’ampoules souvent décolorées, jaune, rouge, bleu, vert, du parme, de l’orange, le noir transpercé d’aiguilles de lumière. Vénus décore à sa façon. Elle illumine par le contraire. Une rose unique un jour, demain une coquette, elle pose au sol une … Lire la suite Elle illumine par le contraire

L’inventaire de mes déchets

La femme à l’enfant qui me regarde, dans la cour, près du manguier, fouille le sac-poubelle jeté derrière sur le tas. Que tire-t-elle de l’inventaire de mes déchets : caillots humides de lessive, mouchoirs ratatinés, mégots, l’emballage d’une capote anglaise, un tract par l’Église de la Trompette Ultime : à n’y voir que du feu. Quand Vénus … Lire la suite L’inventaire de mes déchets