Chemin tournant

Serge Marcel Roche

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  • Tirésias de nuit (1-5 reprise)

    Ayant apporté des modifications au texte, que je tronçonne malgré lui, je poste ici l’ensemble de la première « partie » (1-5), pour celleux qui voudraient en refaire lecture. Il importe d’y entendre la respiration d’un « personnage » qui marche dans la ville, il est vrai d’un pas saccadé, farouche, d’où cependant ressort l’acuité d’un regard, d’un désir, d’une pensée.

    Ouvre, ferme tes yeux sur le ciel de lit, troué par le milieu, anus, bouche, tache qui grandit, frissons quand sur ta peau goutte une glaire de pluie — d’autres s’éveillent dans le ghetto — bouge aussi tes longues jambes de cheval, frotte le drap, de chaque pied, on entend déjà des prières, le jour ne passe ni les toits ou le semblant des fenêtres, déploie le corps, les gestes de la pensée, rapporte du sommeil un très vague bonheur, sens-le à l’endroit des cuisses — les porcs et les chiens fouillent les poubelles, tôt, des mots se combattent entre joie douleur ; toi, Tiré, sors après les rites, la toilette, l’eau si froide dans la bassine, huile le long de ta chair, plis qui frottent, coco sur le visage lisse ou beurre de karité, le son de la radio dans une chambre lointaine, la spasmodie du squelette des tôles, et longuement les mâles qui pissent, poussée de tes cheveux dont Vénus fera des tresses, hume encore avant que ne disparaisse (comme un fantasme dans les journaux) le désir, non contre une volonté d’en haut, mais un vœu qu’on s’octroie de faire ; bruits d’enfants sales, de vaisselle, toi, dessine, sur une page de ton carnet, la ligne courbe infinie, l’entrée du matin, sa lumière malgré le tourment : affronter dehors, l’addition des masses, sa candeur, son obscénité, le flou de l’image, la peine du cerveau (voir et transcoder), puis ventre vidé, s’assoir sur la couche, fixer rien devant, ne plus exister une seconde au moins (oblige à penser une impesanteur) — des bouts de paroles, des gamins qui vont, avise-toi, par le biais cassé du miroir, de la propre disparition des traces et du remords de la nuit ; joindre, recoller les hachures du temps, ce qui s’éparpille, malaise soudain, inconfort du sang, chaque aube creuse un puits au seuil de ta porte, un remugle au fond, empêche que tu sortes, te retient l’élan, vrai que tu hésites d’aller jusqu’au soir dans la crudité — on entend bourdonner l’instant, son pas lent qui traine parmi les murs, diverge du rêve véloce, quasi divin, tourne encore un peu, rattrape la main, humaine envers toi, suivant son destin, celle qui t’emmenait à la minutie, la surconcision, au précis réel, loin du jour, son indistinct, vite, presque tu cours au sein d’une ville, grande et claire, mais alors on se trouve à côté de soi (détails des recoins) l’inconnu te touche (et dans un brouillard les visages seuls, celui de la main), cherche un angle, te pousse, intemporellement, en cela une félicité, une certaine rondeur, la matière qu’on peut pénétrer, pas de doublure, de figuré, ni d’astreinte à poser le cadre, simplement tu vois, de l’œil dans ton ventre, après ce plaisir, tombe l’opacité ; tu voudrais garder la paume du rêve, sa caresse, l’impulsion, mets pourtant tes pieds sur la sente proche, glissante de boue, d’huile à la surface, de suppurations, marche de travers (le songe t’habite), d’abord sens tes doigts, les flaire (pourquoi), ou rassois tes fesses, avant de sortir — déflagre le chœur des grenouilles diurnes avec le soleil, un fracas d’odeurs, les lotus d’ici, la couleur crème, et des nénufars au jade brulant, ce revers sombre te mange le sexe, cette verge-qui dans ta tête même n’existe plus, ombre d’eux sous l’eau, leurs cercles fendus, sors avant qu’un trop-plein de mouches ; des graphes que font tes seins, qui naissent patiemment, te masse le plaisir du tissu léger, leurs crêtes érigées par les injections, boussoles tactiles choisissant le lieu, la place où le jour, sang sur le coton, va venir mourir, et tu reviendras — parfois ton long nez, en partant, s’élève, humant les distances, crâne renversé, alors comme si nu, grisé, tu te lances, les voutes tendues, en l’étroit chemin, l’arête fine autant que ton rêve grand dans la ville énorme, tu ne fermes pas, laissant tout derrière, gangue de ta jeunesse — oh Tiré, ton cul, tes jambes de cheval, l’équerre qui se trace, de la voie, de l’air, avec ta fierté, lèvres un peu pincées dont se moque Éros, ton élan superbe dans le premier plan, les bulles remontant des vases devant, l’odeur d’aquatique, d’hormone, de safran, jetée sur le vert, son grain qui s’étire, si noir si dense, doux contre ta peau, et pas d’humains qui te regardent — moment seul où passant ce gué rien n’abime cette brève joie — à suivre le trait ni vraiment de terre et ni vraiment d’eau, entre dix mille fleurs au bout de leurs mâts, qui s’ouvrent, dressées, et qui engloutissent des bourdons velus et de minces guêpes, fends le marécage, sa vapeur musquée — ça t’incise au front, le tranche, d’un coup, la contraction des opposés, ces alliances claniques d’espaces où tu vas, sans trop y aller, ta seule déviation, ton écart (multiple), tous les courts-circuits, les anciens tournants — te reste une longueur au centre de l’eau, avant que ça saigne, que tu jettes à terre des mouchoirs tachés, vite oh toi Tiré, les flots se referment, la vieille mer usée, les antiques barques dans ton cerveau, l’autre bord t’aspire, sa brutalité — les corbeaux toupillent sur les dépotoirs, dans un ciel vidé — tu montes les ordures et le sol glissant, semblant une bête, une bête soudain, sans une aide humaine, la ville à l’assaut, comme feraient les chiens (non plus des chevaux) pour un bout de viande, toi l’éclair seulement d’un morceau de peau réclamant son dû, désirant son bien, et tu te redresses, mais d’aucun côté, tous te bannissent, toi Tiré le rien, tes yeux en dedans, ton sourire de bête, le soleil si haut, tes chaussures rampent sur le goudron chaud, en bas l’élobi* referme ses cuisses ;

    *Élobi : ghetto, « bidonville », souvent sur une zone marécageuse.

    1 novembre 2023
    Corps, Eros, Nuit, Peau, Tirésias, Vénus, Vie, Ville

  • Tirésias de nuit (6&7)

    ça vient s’amasser, dans le quoi, l’esprit, quand se met la ville en face de toi, pas de la mémoire, qui dort, non, des restes d’humeurs, de mucosités, et des flashs de joie, celle de ton corps avant de connaitre, le douteux savoir, mais avec aussi la fatigue nerveuse de l’enfance, les pensées qu’on n’y arriverait pas, à ce bord de l’eau, l’endroit où la vie passerait immobile ; là-haut les autos vont à leurs affaires sans te regarder, et ton père ta mère tu ne vois jamais leurs visages dedans, les autres non plus, défilant ailleurs — ailleurs qu’en tes yeux, qui te font grand comme cette ville et ses rues-veines entre des seins nombreux tendus, par la douleur, vers le ciel d’une bête couchée sur le dos — faces sous filtre d’ennui ; et toi ta peur d’oiseau à terre, au sortir du trou, quand le bruit sur-le-champ te baise, outrage le refrain que tu pleures au-dedans (une complainte d’amour et de guerre) parfois en même temps que l’onction des mains, la fragrance de l’huile (pointe de coumarine) ; bruit de sécateur, de trancheuse moderne, qui sépare les mots, les stances de l’histoire d’un amour pas vécu, tu ne peux plus penser, comme eux, dans les autos, ou ceux sur les trottoirs (souvent leur absence) qui mâchonnent en passant l’oubli du devoir-faire, ce fracas te délivre de ta pauvre intention, ne pas rester en bas à détailler les plis d’un corps non voulu et le nouveau qui vient, tu marches pour toi-même, transparent, souverain, en n’importe quel sens (de toutes leurs manières Éros et Vénus t’attendent, chez Marcelline ou aux enfers) ;

    Modifié le 02/11/23

    31 octobre 2023
    Corps, Eros, Nuit, Peau, Tirésias, Vénus, Vie, Ville

  • Tirésias de nuit (5)

    fends le marécage, sa vapeur musquée ‒ ça t’incise au front, le tranche, d’un coup, la contraction des opposés, ces alliances claniques, d’espaces où tu vas, sans trop y aller, ta seule déviation, ton écart (multiple), tous les courts-circuits, les anciens tournants ‒ te reste une longueur au centre de l’eau, avant que ça saigne, que tu jettes à terre des mouchoirs tachés, vite oh toi Tiré, les flots se referment, la vieille mer usée, les antiques barques dans ton cerveau, l’autre bord t’aspire, sa brutalité ‒ les corbeaux toupillent sur les dépotoirs, dans un ciel vidé ‒ tu montes les ordures et le sol glissant, semblant une bête, une bête soudain, sans une aide humaine, la ville à l’assaut, comme feraient les chiens (non plus des chevaux) pour un bout de viande, toi l’éclair seulement d’un morceau de peau réclamant son dû, désirant son bien, et tu te redresses, mais d’aucun côté, tous te bannissent, toi Tiré le rien, tes yeux en dedans, ton sourire de bête, le soleil si haut, tes chaussures rampent sur le goudron chaud ‒ en bas l’élobi* referme ses cuisses ;

    *Élobi : ghetto, « bidonville », souvent sur une zone marécageuse.

    24 octobre 2023
    Corps, Eros, Nuit, Peau, Tirésias, Vénus, Ville

  • Tirésias de nuit (4)

    des graphes que font tes seins, qui naissent patiemment, te masse le plaisir du tissu léger, leurs crêtes érigées par les injections, boussoles tactiles choisissant le lieu, la place où le jour, sang sur le coton, va venir mourir, et tu reviendras ‒ parfois ton long nez, en partant, s’élève, humant les distances, crâne renversé, alors comme si nu, grisé, tu te lances, les voutes tendues, en l’étroit chemin, l’arête fine autant que ton rêve grand dans la ville énorme, tu ne fermes pas, laissant tout derrière, gangue de ta jeunesse ‒ oh Tiré, ton cul, tes jambes de cheval, l’équerre qui se trace, de la voie, de l’air, avec ta fierté, lèvres un peu pincées dont se moque Éros, ton élan superbe dans le premier plan, les bulles remontant des vases devant, l’odeur d’aquatique, d’hormone, de safran, jetée sur le vert, son grain qui s’étire, si noir si dense, doux contre ta peau, et pas d’humains qui te regardent ‒ moment seul où passant ce gué rien n’abime cette brève joie ‒ à suivre le trait ni vraiment de terre et ni vraiment d’eau, entre dix mille fleurs au bout de leurs mâts, qui s’ouvrent, dressées, et qui engloutissent des bourdons velus et de minces guêpes,

    20 octobre 2023
    Corps, Eau, Eros, Lumière, Nuit, Peau, Terre, Tirésias, Vénus, Vie, Ville

  • Tirésias de nuit (3)

    vite, presque tu cours (percevoir reçu, étal, personnes louches) au sein d’une ville grande et claire, mais alors on se trouve à côté de soi (détails des recoins) tu sens que l’inconnu te touche, seuls les visages dans un brouillard y compris celui de la main, le sien, cherche un angle, te pousse, intemporellement (en cela une félicité), une certaine rondeur, la matière qu’on peut pénétrer, pas de doublure, de figuré, ni d’astreinte à poser le cadre pour représenter, simplement tu vois, de l’œil dans ton ventre, bien qu’une question, qu’après ce plaisir, tombe l’opacité ; tu voudrais garder la paume du rêve, sa caresse, l’impulsion, mets pourtant tes pieds sur la sente proche, glissante de boue, d’huile à la surface, de suppurations, marches de travers (le songe t’habite), d’abord sens tes doigts, les flaire (pourquoi), ou rassoir ses fesses, avant de sortir ‒ déflagre le chœur des grenouilles diurnes avec le soleil, un fracas d’odeurs ‒ les lotus d’ici, la couleur crème, et des nénufars au jade brulant, ce revers sombre te mange le sexe, cette verge-qui dans ta tête même n’existe plus, ombre d’eux sous l’eau, leurs cercles fendus, sors avant qu’un trop-plein de mouches ;

    17 octobre 2023
    Corps, Eros, Nuit, Peau, Tirésias, Vénus, Vie, Ville

  • Tirésias de nuit (2)

    Long poème d’une marche dans la ville, suivant le rythme de son « personnage », Tirésias de nuit est livré par fragments ; il importe si l’on prend la lecture en cours de route, de lire les « épisodes » précédents.

    bruits d’enfants sales, de vaisselle, toi, dessine, sur une page de ton carnet, la ligne courbe infinie, l’entrée du matin, sa lumière malgré le tourment : affronter dehors, l’addition des masses, sa candeur, son obscénité, le flou de l’image, la peine du cerveau (voir et transcoder), puis ventre vidé, s’assoir sur la couche, fixer rien devant, ne plus exister une seconde au moins (oblige à penser une impesanteur) ‒ des bouts de paroles, des gamins qui vont, avise-toi, par le biais cassé du miroir, de la propre disparition des traces et du remords de la nuit ; joindre, recoller les hachures du temps, ce qui s’éparpille, malaise soudain, inconfort du sang, chaque aube creuse un puits au seuil de ta porte, un remugle au fond, empêche que tu sortes, te retient l’élan, vrai que tu hésites d’aller jusqu’au soir dans la crudité ‒ on entend bourdonner l’instant, son pas lent qui traine parmi les murs, diverge du rêve véloce, quasi divin, tourne encore un peu, rattrape la main, humaine envers toi, suivant son destin, celle qui t’emmenait à la minutie, la surconcision, au précis réel, loin du jour, son indistinct,

    13 octobre 2023
    Corps, Eros, Lumière, Nuit, Tirésias, Vénus, Ville

  • Tirésias de nuit

    Faisant suite à Éros dans et hors de son lit et Vénus en son salon, Tirésias de nuit est le poème d’une marche dans la ville. Trop long pour être ici livré en une seule fois, il le sera par fragments, ce qui ne permettra pas la lecture de l’ensemble qu’il faudrait évidemment faire ; néanmoins cela rendra compte davantage de l’écriture s’efforçant de suivre le rythme de son « personnage ».

    Ouvre, ferme, tes yeux : la tache du ciel de lit, trouée par le milieu, anus, bouche, qui grandit, frissons quand sur ta peau goutte une glaire de pluie ‒ d’autres s’éveillent dans le ghetto ‒ bouge aussi tes longues jambes de cheval, frotte le drap, de chaque pied, on entend déjà des prières, le jour ne passe ni les toits ou le semblant des fenêtres, déployer, le corps, les gestes de la pensée, rapporter du sommeil un très vague bonheur, le sentir à l’endroit des cuisses ‒ les porcs et les chiens fouillent les poubelles, tôt, des mots se combattent entre joie douleur ; toi, Tiré, sors après les rites, la toilette, l’eau si froide dans la bassine, une huile le long de ta chair, plis qui frottent (marcher), coco sur le visage lisse ou beurre de karité, le son de la radio (émission nationale) dans une chambre lointaine, la spasmodie des tôles, squelette, et longuement les mâles qui pissent, poussée de tes cheveux dont Vénus fera des tresses, sentir encore avant que ça ne disparaisse (comme un fantasme dans les journaux) non par une punition du dieu juste un accord de soi, désir non contre une volonté d’en haut, mais vœu qu’on s’octroie de faire (passer ‒ du deuxième au troisième texte ici) ;

    10 octobre 2023
    Chair, Chambre, Corps, Eros, Peau, Tirésias, Vénus, Ville

  • Une chronique « miraculeuse »

    Emmanuel Godo, poète et essayiste, consacre dans le journal La Croix du 20 septembre dernier, une chronique au Journal de la brousse endormie, paru chez La rumeur libre. Il est possible de la lire en entier, bien qu’elle soit réservée aux abonnés : Un grand poète.

    Je vous livre néanmoins un extrait :

    […] il suffit d’ouvrir le livre pour être happé par une oreille, un regard, une traversée de la langue d’une force inouïe. Pas de pittoresque ici, pas de folklore pour « vieux albo-civilisés », aucune trace de « l’Histoire défigurante », de cette Afrique préfabriquée pour les cabinets de curiosités par « des bouches scorbutiques ».
    D’entrée nous sommes plongés dans le tissu dense d’un corps, d’un esprit, d’un espace où les frontières vacillent. Nous sommes entraînés dans un monde où nos catégories de pensée ne fonctionnent plus. « La forêt tout entière a des plaies sur le dos et nous vivons en elles. » Ce « nous », par la puissance du verbe poétique, devient le nôtre, le temps d’une lecture-voyage, d’une lecture-expérience.

    Journal de la brousse endormie est disponible en librairie ou en commande sur le site de l’éditeur : ici.

    Une vue de la savane dans l'Est du Cameroun
    Photo : Serge Marcel Roche

    30 septembre 2023
    Chronique, Emmanuel Godo, Journal La Croix, La rumeur libre éditions, Parution, Poésie

  • Parution du Journal de la brousse endormie

    La brousse s’éveille enfin et parait chez La rumeur libre.

    Le volume (170 pages) comprend Ma vie au village (2014-2018), Journal de la brousse endormie (2006-2009), Conversation (2010), textes que vous avez pu lire ici sur ce chemin. Bois rouge (2010) et Génésie (2012-2014) paraitront chez le même éditeur.

    Vous pouvez le commander chez votre libraire ou sur le site de l’éditeur.

    Je profite de cette annonce pour remercier lectrices et lecteurs fidèles de Chemin tournant. Vous m’avez accompagné durant ces années de brousse, ossoko (merci en langue kako).

    dessin de Michel X Côté
    20 juillet 2023

  • notre propre géométrie

    Retour au salon, les jambes moins lasses. Arrose les plantes avec minutie. Du dehors observe la réfraction, celle de la contenance des corps, le biais du vitrage, l’amorti des sons, la perspective de ce constant mirage qu’ajustent les nerfs à notre vision (et les signaux de la migraine, le prélude d’une insomnie). Comme d’une autre se parle de soi, pour tenter de s’apercevoir, casser l’angle d’où l’on mesure, à partir des vieilles tournures, notre propre géométrie. Puis rentre au logis, ondulante, belle, au sein du plaisir de penser plus loin que l’amer des jours.

    Vénus en son salon #50

    S’achève ici cette série.
    Commencera, sans doute en octobre prochain, Tirésias de nuit.
    Puis nous retrouverons les trois (Éros, Vénus, Tirésias) au bord de l’eau.

    13 juin 2023
    Corps, Salon, Vénus, Ville

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ISSN 2610-7449
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