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Chemin tournant

Serge Marcel Roche

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  • Éros au bord de l’eau (17)

    Éros : — j’embrasse le corps, ses endroits, les brulures du sol à la saison sèche, et les marécages, aussi, des fois, une grande zone de steppe, qu’on parcourt à cheval, toutes les forêts primaires, pirogue le fleuve, jusqu’à l’embouchure,

    a

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    Éros devant la mer — attend, assis, dans le sable coupant, les brisures de coquilles, l’une ou l’autre bleue et peut-être qu’un amour glisse, l’œil à travers, la gueule un peu blessée, sa vie imaginaire — attend, dans, non pas seulement face, le vide et ce vide en lui, la profondeur de la béance, abime autre que soi, d’où surgissent le nom et la présence

    a

    a

    — très souvent, dit Vénus, dans l’amour, personne ne voit — un peu, du temps, se déplace, on rentre, patients et silencieux avec au ventre, lourd, un creux qui se promène

    aaaaaaa

    19 mars 2024
    Amour, Éros, Corps, Mer, Sable, Tirésias, Vénus

  • Topographie sonore du quartier 18

    À verse

    Où qu’elle se déverse par le monde, la pluie sonne familière. Un détail pourtant change toujours sa musique. Ici, la petite note d’un insecte inconnu, solitaire. Tendre l’oreille à l’écoute des trente premières secondes pour savourer sa présence.

    12/03/2024 à 00:40
    17 mars 2024
    Afrique, Milieu urbain, Pluie, Quartier, Sons, Topographie, Ville

  • Éros au bord de l’eau (16)

    Éros devant la mer — vient quelqu’un, qui s’éloigne, dans sa part de temps, inconnue, de lui-même, ne sachant, qu’il va, dans son propre temps, qu’Éros lui voudrait connaitre, à chaque fois s’éteint, trop tôt, la promesse, du corps, d’un visage, qui passe au bord de l’eau, des vagues temporelles sans regarder le fond, ni le possible de, la surface du vent

    a

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    l’autre ne vit à hauteur de soi, chacun ne parcourt que sa peau, le paysage de ses coupures, le cratère des boutons — très souvent, dit Vénus, dans l’amour, personne ne voit

    aaaaa

    15 mars 2024
    Éros, Corps, Eau, Mer, Océan, Temps, Tirésias, Vénus, Vent

  • Éros au bord de l’eau (15)

    deux corps dérivent, dans le fond d’une pirogue noire, au milieu d’Ureca et d’ici, quand nos doigts, sur une terrasse, triturent la chair, le gout vieux-rose, d’un poisson, on les trouvera, peut-être, sur la plage, près de la maison, très proches et très éloignés de nous, silencieux qui mangeons

    contre le fond, la toile, haute, ses couleurs immobiles — ni les cargos ne bougent, ni les vagues ni le son — toujours l’instant, cruel, d’une suspension de l’air, où l’on voudrait s’enfuir sans pouvoir le faire, partir de ce tableau

    aaaaaa

    12 mars 2024
    Éros, Chair, Corps, Mer, Océan, Poisson, Tirésias, Vénus

  • Topographie sonore du quartier 17

    Métiers ambulants : Gâté gâté

    L’enregistrement donne à entendre un ramasseur de ferraille, qui parcourt les quartiers pour collecter les objets métalliques jetés à la rue ou « gâtés » que les gens peuvent lui remettre. En fin de journée, un acheteur disposant d’un entrepôt et qui revendra la ferraille à une société de recyclage, paiera sa récolte au poids, entre 200 et 300 francs CFA le kilo de cuivre ou d’aluminium, 100 francs le kilo d’acier.

    06/03/2024 à 09:37

    Gâté gâté… Gâté gâté-là… Télévision gâtée… Les vieux frigos gâtés… Les vieux ventilateurs gâtés-là… Les vieux téléphones… (?)…

    10 mars 2024
    Afrique, Ferraille, Métiers ambulants, Milieu urbain, Quartier, Ramassage, Sons, Topographie, Ville

  • Éros au bord de l’eau (14)

    d’en haut, la colline, cette longue surface grise de l’eau, rayée verticalement par le souvenir d’un arbre, au loin, très loin quelques bateaux, qui nous ignorent, pleins du sang de la terre ou de pacotille chinoise, il se peut que poussent des fleurs, sur la pente, des fleurs avec des yeux noirs — de là, d’où l’on se tient, on ne voit que l’eau, grise

    8 mars 2024
    Éros, Bateaux, Eau, Fleurs, Mer, Océan, Sang, Tirésias, Vénus

  • Éros au bord de l’eau (13)

    on tourne, à la surface du sol dur, que nos pieds ressassent, on arpente l’image qui, autour, le plan hors de nous, s’étale, se répand, vide, solitaire, malgré le nombre des gens — semble, pourtant, non plus, qu’ils ne l’habitent, sait-on, nous, si l’on va quelque part et d’où, même sur la terre — à terre, la couleur des fruits — verts, on traverse, sans que nous happe l’hostile indifférence des regards, ce nous ne savons quoi du cœur, assis depuis toujours, mais prêt à toute violence, la moindre guerre, le moindre petit coup, dans la chair, de l’autre, du frère, ou du chien qui passe, l’œil en coin, l’œil de son propriétaire— cité bien propre, balnéaire, sans de visibles poubelles — odeur municipale, ce qu’il faut juste, de faits divers, noyades, querelles de conjugalité, et l’œcuménique ennui de façade des bords de mer — ce qu’on traine, nous, une tension, vers le désordonné, l’affleurement du caché, l’innocence au fond des corps, la fatigue méta-physique, des joies toute minimes, presque pures, presque très claires — on se dit qu’on fait quoi, qu’on va où, encore — plus loin que les entrelacs, les détours, le commerce, tout ce théâtre du marché, sa vieille mise-en-scène, qu’on enjambe soudain — dans un rêve, dont on voudrait sortir,

    5 mars 2024
    Éros, Chair, Image, Mer, Océan, Rêve, Théâtre, Tirésias, Vénus, Ville

  • Topographie sonore du quartier 16

    Nocturne 3 : Fin de semaine ambiancée

    25/02/2024 à 02:11
    3 mars 2024
    Ambiance, Fête, Milieu urbain, Musique, Nuit, Quartier, Sons, Topographie, Ville

  • Éros au bord de l’eau (12)

    entrés, dans la ville et sur, le quelque-chose-se-faisant change, un creux qui se creuse lui-même, en lui-même et nous qui entrons, sans but, sans artifice, franchir, lire, dé-lirer, mille signaux, mille clartés troubles, douteuses, ce peu du bonheur, pacifiant, de pour une fois n’attendre rien, que la réflexion des surfaces, le jeu d’un miroitement, se et ne pas se, laisser voir, s’insinuer, glisser nageurs, oubliés du temps, par le flanc, rues, marché, boutiques, nous marchant, la dévêtir, à notre façon, mauvaises manières, lui faire le plan, avec les traces qu’on laisse en l’air, lever sa chair, cicatrices, non vues des gens, ses blessures internes, son sang, de terre, de bord, pas à soi, sa dérive, les petits tremblements, tourbe forestière, sol marin, mystérieux naufrages, le vent

    1 mars 2024
    Éros, Chair, Mer, Océan, Sang, Tirésias, Vénus, Vent, Ville

  • Éros au bord de l’eau (11)

    on passe, des villas cruelles, leurs murs, autour d’elles, leurs ventres, gros de tapis, pleins de luminaires, dieux pendus au ciel que nous ignorons, que font-ils dedans — et derrière des arbres en forme de gland — on s’avance, les délaisse, par à-coups lents pénétrons étranges, non le bourg : son dehors, le travers, contre la route, l’ordre, n’allant au port, au canon de l’église, blanche, la mer, qu’on regarde faussement, sans un point-de-vue d’angles qui diffèrent, ces choses en nous, déjà, victorieuses, perdantes, que l’on n’estime pas, ni haine, ni sympathie, ou d’autres poids, mais ce que ça fait dans les veines, ce sensible sur nos peaux, la lumière dans le cerveau, qui s’impriment, deviennent part de soi, s’opposent à l’image qu’on attend d’elles — notre œil, et leur vie, complices —

    27 février 2024
    Éros, Cerveau, Image, Lumière, Peau, Tirésias, Vénus, Ville, Œil

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ISSN 2610-7449
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