Aller au contenu principal

Chemin tournant

Serge Marcel Roche

    • Sur le chemin
    • Parution 2025
    • Parution 2023
    • Mini bio
    • Infolettre
    • Contact

  • Topographie sonore du quartier 23

    Pochettes et glaces

    Poursuivons notre exploration sonore avec une suite aux métiers ambulants. Après la vendeuse de fruits, le cordonnier, le couturier, à écouter ou réécouter ici et le ferrailleur là, voici le vendeur de vitres et d’étuis pour smartphone, muni d’une sono portative qui lui cause parfois quelques soucis. Voici ça.

    30/09/2024 14:03
    15 octobre 2024
    Afrique, Cameroun, Quartier, Rues, Sons, Topographie, Vendeurs ambulants, Ville

  • Topographie sonore du quartier 21-22

    Maître corbeau pie sur un palmier perché

    Ici les corbeaux sont aussi pie, de plumage noir et blanc, Corvus albus étant leur nom latin. Anthropophile envahissant, le corbeau pie dispute avec certains personnages humains la tête du classement de « grande gueule dans le paysage sonore ». Nous l’aimons bien quand même.

    05/10/2024 15:51

    Tambour dans la nuit

    L’enregistrement est médiocre, mais rend compte d’une certaine ambiance nocturne. Tambour, voix humaines, grillons.

    05/10/2024 21:14
    8 octobre 2024
    Afrique, Cameroun, Chants, Chants d’oiseaux, Corbeau pie, Oiseaux, Paysage urbain, Quartier, Sons, Tambour, Topograhie, Ville

  • Topographie sonore du quartier 19-20

    Ce que j’entends de la fenêtre

    Après plusieurs mois d’absence sur ce chemin-ci, retour à la topographie sonore du quartier. Le premier enregistrement, peu avant un départ précipité pour l’Europe, laisse entendre les notes flutées de bulbuls communs et le cri rieur d’un martin-chasseur du Sénégal, le second, peu après être rentré, le climat calme mais toujours rythmé d’oiseaux et de bois cogné. Ce que la fenêtre me donne à écouter.

    24/03/2024 06:31 Dimanche, au point du jour (19)
    26/09/2024 10:37 Ce que j’entends de la fenêtre (20)

    27 septembre 2024
    Afrique, Bois, Cameroun, Fenêtre, Oiseaux, Quartier, Sons, Topographie, Ville

  • Le carré -11- dans la fenêtre

    Je regarde toute chose à la manière d’une bête au sortir de son trou, une petite bête à l’œil horizontal qui elle aussi veut vivre un jour de plus, et lève la tête.

    J’ai trop regardé le ciel, tant, que l’image est descendue pour se tenir à ma portée. Elle s’y tient.

    Je ne tourne plus les yeux vers le haut qu’en prévision des orages.

    Joseph Albert Photo Guggenheim
    30 avril 2024
    Bête, Carré, Fenêtre, Horizontal, Regard

  • Le carré -10- dans la fenêtre

    Ce que je vois se trouve doué de profondeur, mais d’une profondeur incertaine d’elle-même, craintive, tremblante, et non verticale.

    Une profondeur à la surface.

    24 avril 2024
    Fenêtre, Profondeur, Regard

  • Éros au bord de l’eau (22)

    s’arrête ce déluge ; à la brune on trouve du vin, des petits poissons, à cuire sur la braise ; on s’installe dans le tableau, où se conjuguent le bas, le haut, la voute sans lumière, et l’horizontal, au croisement de nous, la courbure qu’on fait, de soi, du prochain, l’espace, l’un de ceux, si rares, où l’on existe enfin ; plus ce décor carton ni le bruit des enfers, un pli, un murmure, clapotis des choses — il grimpe, repart, avant l’âcre jour, dit que n’y peut rien, le tourment, la peine, que sait-on jamais, que sa bouche attend une autre salive, pas la glaire du temps ;

    Éros se baigne, lustre son passé, qu’importe si l’eau pue, il déplie ses ailes, et se voit bizarre, le ciel vide, plein, les vagues l’emmènent, on retournera, d’où l’on ne vient pas, nous, non de ce monde, sauf d’y crever, de corps, pareils que les gens (à notre égard, ces saletés, dans leurs têtes), vivrons autre part, et peut-être heureux ; Éros s’étend, où demain va-t-on, par quel bateau, en quelle saison, au Japon, Brésil, la chambre, une rue, un ailleurs sans nom ou, tant qu’à se faire ile irons à Bioko, clandestinement, là

    [manque une ligne]

    Fin

    5 avril 2024
    Bruit, Ciel, Eros, Ile, Mer, Océan, Temps, Tirésias, Vénus, Vide

  • Éros au bord de l’eau (21)

    au studio photo, elle, en robe blanche, lui qui se tient droit, contre la peinture : ciel, rivage, et stipes palmés de cocos, dans le fond : la ville, avec son canon, et nous qui, posons, graves, doux, pieds sur le lino — oubli du tirage, on demandera ce que nous faisions — puis après les chutes, le grand port marchand, où ne va personne, nous déambulons, d’abord, entre des maisons, toutes idéales ; ensuite l’on pousse, vers la frontière, pour dire qu’on a vu, cet un peu d’ici, et ce gris de mer, le noir des rochers, de gros éléphants qui, chassés, tombèrent, là au bord de l’eau

    d’elle, nous, parlons tout un jour de pluie, d’anodine enfance, des tristes années — les coups, aussi, tombaient du ciel, de la main de demi-dieux, et leur bouche mordante, aux dents bien rangées : dehors les chiens, les impurs ; lui : tout quoi qui se dit : vrai, avant de comprendre : oh que non, trop tard (Éros, sa naïveté) — le toit de la case craquait sous les pins, entre la violence (alors sous terre) et la dévotion, de l’autre côté, lui se laissait faire, par un corps timide, autre que le sien, il vivait sans aventures, lui, il se souvient d’une grande nuit,

    2 avril 2024
    Eros, Frontière, Mer, Nuit, Océan, Port, Tirésias, Vénus, Ville

  • Éros au bord de l’eau (20)

    se retrouve, sous des arbres, seul, autour un dépotoir de bouteilles, du bois fiché, dans le sable, qui blesse, des creux laissés par de frais noyés, trainés là pour que ne gonflent, trop vite, au plein soleil, rêve durant, quelques secondes, à l’amour, à ses entailles, sur ses doigts, l’odeur des cigarettes et du secret, ravir le souvenir aux hachures du temps — rentre, par le bord froid de l’eau, dans le regard du jour inquiet, pas d’oiseaux, mais des soupirs de chiens qui dorment ; frémissent certains plis du corps, leur proche mémoire, de l’instant, sans verdict, sans peine

    Vénus nous sourit, on avise des pêcheurs, les pirogues, qui pénètrent l’eau, de côté le soleil, menteur — Tiré tire ses jambes, dedans, sur le canapé — elle dit que lui dit aux gens, qu’on ne fait que passer, qu’on changera peut-être, encore, de maison — et toi, ta nuit comment, fébrile, odorante, âpre, belle, rêveuse, turpide aux uns et sans promesses, vagabonde ; mangeons, avec le chaï, tiède, une friture rance, il raconte les insectes gris, cognant l’unique néon, et la surveillance, le sale gout de bière, jusqu’à se lever, dans le petit froid, se suivre — à distance

    aaaa

    29 mars 2024
    Éros, Eau, Mémoire, Mer, Nuit, Océan, Sable, Tirésias, Vénus

  • Éros au bord de l’eau (19)

    on voit, sur le globe en verre, elle qui monte, se retire, et nous possède de son bruit, ce que ça dit, si nous passions, par dessus ses bords, vers les Amériques, une autre manière, ça changerait quoi, tu parles : la condamnation, partout, ne vivre qu’au pays de soi, celui de la vapeur primale, du premier bonheur humide, et pur qui montait de terre, quand la police des dieux ne nous regardait pas, on parle, de la misère, la seule chose qu’on ne nous prend pas, mais l’un dit : tu le sais, que d’avant, l’état de nature n’existe, que la boue charrie toujours le fleuve qui grandit

    oh quoi, il le sait, on parle, cherchant, des idées qu’on extravague, des motifs de ne pas sombrer, on se raconte des histoires, depuis les millénaires — presque à nos pieds, elle ne cesse, de revenir, d’aller, et, tombant de la route, sur nous, des sonorités coupantes, Éros sort, gravit la pente, vers les cris, quitte les mots, leur torpeur, parfois seulement sentir le corps, sentir l’espace identique, quasi, de la peau d’autrui, la pesanteur de sa vie, ce qui parait de ressemblance, interne, à la surface, et se peut, qu’en suite d’un alcool ou deux, on s’évapore, par grâce, dans la nuit ;

    aaaa

    26 mars 2024
    Éros, Bruit, Corps, Mer, Nuit, Océan, Tirésias, Vénus, Vie

  • Éros au bord de l’eau (18)

    lui — l’un des trois, nous de retour — tandis qu’elle se douche, se verse l’eau qui graisse, devant la mer, sachant déjà que nous ne l’aimerons pas de cette manière, qu’il faut la prendre par le côté, hors du cadre, dans son débord intime, sa fuite, alors qu’elle ne le peut, prisonnière des terres, il ne contemple pas, ni cherche que ça lui dise, ce non-livre, un trou, comme l’or, là-bas, l’utopie du père, qui rentrait, poumons cramés, par le gravier, la poussière, fouettait l’amour, le fragile enfant — ce bruit, ce bruit, de revenant, le temps peut-être, qui se lasse de nous-mêmes,

    couvrant, bientôt, le jour futile, la nuit s’approche par derrière, alors que faire, de lui qui meurt, rentre le corps, les bestioles et les vers, dans le sable, aussi, une fois les lampes allumées, elle nous serre, et quoi du temps juste passé, de cette vie, trop quotidienne, on reste autour de la lumière, chacun de nous dans ses pensées, le trou de soi qui se transfère, en des images, sur les murs, le cinéma de la mémoire, le cerveau avec ses histoires, son délire préhistorique — l’air diffuse, épais, le transpir de marins qui passent, et sur l’ennui de nous l’éclat de la lune grasse

    aaaa

    22 mars 2024
    Éros, Bruit, Cerveau, Corps, Eau, Ennui, Image, Lune, Mémoire, Mer, Nuit, Océan, Temps, Tirésias, Vénus

Page Précédente Page Suivante
ISSN 2610-7449
  • S'abonner Abonné
    • Chemin tournant
    • Rejoignez 151 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Chemin tournant
    • S'abonner Abonné
    • S’inscrire
    • Connexion
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre